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Paradoxe sur le comédien (1830)


Denis Diderot

Notre phrase préférée :

Un grand comédien n’est ni un piano-forte, ni une harpe, ni un clavecin, ni un violon, ni un violoncelle ; il n’a point d’accord qui lui soit propre ; mais il prend l’accord et le ton qui conviennent à sa partie, et il sait se prêter à toutes.

Genres :

Documents et essais - Théâtre

Résumé :

Auteur de théâtre, Diderot s’intéresse aussi au jeu des comédiens. Il expose ses idées dans ce domaine par un dialogue entre deux interlocuteurs dont l’un soutient que pour être un bon comédien il ne faut pas du tout ressentir les émotions fortes qu’on joue, mais au contraire garder la tête froide afin de mesurer précisément les gestes et les intonations qui les expriment. Suivent des réflexions sur la nature conventionnelle du théâtre et des arts, et sur la nécessité de prendre du recul pour exprimer avec art des sentiments sincères. Cette édition fait précéder ce dialogue de 14 pages de la Correspondance Littéraire de F. M. Grimm qui reprend les idées de son ami Diderot pour commenter Garrick ou les acteurs anglais, le livre qui est à l’origine du débat entre les deux interlocuteurs.

Les premiers mots :

« PREMIER INTERLOCUTEUR
N’en parlons plus.
SECOND INTERLOCUTEUR
Pourquoi ?
LE PREMIER
C’est l’ouvrage de votre ami.
LE SECOND
Qu’importe ?
LE PREMIER
Beaucoup. À quoi bon vous mettre dans l’alternative de mépriser ou son talent, ou mon jugement, et de rabattre de la bonne opinion que vous avez de lui ou de celle que vous avez de moi ? »

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